NAPOLEON II
MIL HUIT CENT ONZE ! — G temps où des peuples sans Attendaient prosternés sous un nuage sombre [nombre
Que le ciel eût dit oui !
Sentaient trembler sous eux les états centenaires, Et regardaient le Louvre entouré de tonnerres.
Comme un mont Sinaï !
Courbés comme un cheval qui sent venir son maître.
Ils se disaient entre eux : — Quelqu'un de grand va naître!
L'immense empire attend un héritier demain.
Qu'est-ce que le Seigneur va donner à cet homme
Qui, plus grand que César, plus grand même que Rome,
Absorbe dans son sort le sort du genre humain ? —
Comme ils parlaient, la nue éclatante et profonde S'entr'ouvrit, et l'on \dt se dresser sur le monde L'homme prédestiné,