‹ Œuvres choisiesChapitre 109 sur 149 · VALÈRE, ARISTE · texte numérisé non relu

VALÈRE, ARISTE

VALE BE

Ah! les affreux chemins et le maudit pays!

( A Ariste. )

Mais, de grâce, monsieur, voulez-vous bien m'apprendre Où je puis voir Géronte ?

AUISTE.

Il seroit mieux d'attendre : En ce moment, monsieur, il est fort occcupé.

VAL En E.

Et Florise? on viendroit, ou je suis bien trompé :

L'étiquette du lieu seroit un peu légère;

Et quand un gendre arrive, on n'a point d'autre affaire.

ARISTE

Quoil vous êtes...

VALÈRE

Valère.

ARISTE

Eh quoi! surprendre ainsi!

Votre mère vouloit vous présenter ici, A ce qu'on m'a dit.

VALÈRE

Bon! vieille cérémonie.

D'ailleurs, je sais très-bien que l'affaire est finie. Ariste a décidé... Cet Ariste, dit-on,

Est aujourd'hui chez moi maître de la maison : On suit aveuglément tous les conseils qu'il donne : 'la mère est, par malheur, fort crédule, trop bonne.

A R IS TE

Sur l'amitié d'Ariste, et sur sa bonne foi...

VAI.ÈBE.

Oblc^la...

Doucement; cet Ariste, c'est moi.

VALÎiRE.

Ah! monsieur...

ARISTE

Ce n'est point sur ce qui me regarde Que je me plains des traits que votre erreur hasarde; Ne me connoissant point, ne pouvant me juger, Vous ne m'offensez pas : mais je dois m'afïliger Du ton dont vous parlez d'une mère estimable, Qui vous croit de l'esprit, un caractère aimable; Qui veut votre bonheur : voilà ses seuls défauts. Si votre cœur au fond rossemble a vos propos...

VALÎiRE .

Vous me faites ici les honneurs de ma mère, Je ne sais pas pourquoi : son amitié m'est chère; Le hasard vous a fait prendre mal mes discours, ^lais mon cœur la respecte et l'aimera toujours.

ARISTE

Valère, vous voilà; ce langage est le vôtre :

Oui, le bien vous est propre, et le mal est d'un autre.

VALÈRE

(A part.) (Haut.)

Oh! voici les sermons, lennuil .. Mais, s'il vous plaît.

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