ACTE III, SCKNU IX
Sachons ce qui Toccupe : est-ce donc un mystère?
VALtUE .
Non, c'est que je prenois quelques dimensions l'our des ajustements, des augmentations.
G li I\ 0 N TE.
lîn voici bien d'une autre! eh! dis-moi, je te prio, Te prennent-ils souvent, tes accès de folie?
VALÈRE
Parlons raison, mon oncle; oubliez un moment Que vous avez tout fait, et point d'aveuglement : Avouez, la maison est maussade, odieuse, Je trouve tout ici d'une vieillesse affreuse : Vous voyez...
Que tu n'as qu'un babil importun; De l'esprit, si Ton veut, mais pas le sens commun.
VALÈRE
Oui... vous avez raison; il seroit inutile D'ajuster, d'embellir...
GÉRONTE . à Cléon.
Il devient plus docile; (I change de langage.
Écoutez, faisons mieux :
En me donnant Chloé, l'objet de tous mes vœux. Vous lui donnez vos biens, la maison?
GÉRONTE
G'est-à-dire Apres ma mort.
Vraiment, c'est tout ce qu on désire,
Mon cher oncle : or voici mon projet sur cela;
Un bien qu'on doit avoir est comme un bien qu'oM a.
La maison est à nous, on ne peut rien en faire;
Un jour je l'abattrois : donc il est nécessaire,
Pour jouir tout à l'heure et pour en voir la fin,
Qu'aujourd'hui marié, je bâtisse demain.
J'aurai soin...
De partir : ce n'étoit pas la peine De venir m'ennuyer.
G L É 0 X , bas , à Géronte.
Sa folie est certaine.
GÉRONTE
Et quant à vos beaux plans et vos dim.pnsions, Faites bâtir pour vous aux Petites-Maisons.
VA LE RE
Parce que pour nos biens je prends quelques mesures. Mon cher oncle se fâche et me dit des injures!
GÉRONTE
Oui, va, je t'en réponds: mon cher oncle! oh! parbleu, La peste emporteroit jusqu'au dernier neveu, Je ne te prendrois pas pour rétablir l'espèce.
V A L È R E , à Cléon.
Par malheur j'ai du goût; l'air maussade me blesse, Lt monsieur ne veut rien changer dans sa façon I Sous prétexte qu'il est maître de la maison, Il prétend...
Je prétends n'avoir point d'autre maître.
CLÉON
Sans doute.