‹ Œuvres choisiesChapitre 117 sur 149 · LE LAQUAIS · texte numérisé non relu

LE LAQUAIS

Monsieur, ce sont vos lettre».

act:'; m. scène x. 385

Donne.

Cola suffît.

( r.e laquais sort. )

Voyons... Ah! celle-ci m'étonne...

Quelle est celte écriture?... Oui-dà ! j'allois vraiment Faire une belle affaire ! Oh ! je crois aisément Tout ce qu'on dit de lui, la matière est féconde • Je vois qu'il est encor des amis dans le monde.

CLÉON

Que vous raande-t-on? Qui ?

GÉRONTE

Je ne sais pas qui c'est; Quelqu'un sans se nommer, sans aucun intérêt... Mais je ne sais s'il faut vous montrer cette lettre • On parie mal de vous.

CLÉON

De moi I daignez permettre...

GÉRONTE

C'est peu de chose; mais...

CLÉOX.

Voyons : je ne veux pa3 Que sur mes procédés vous ayiez d'embarras, Qu'il soit aucun soupçon, ni le moindre nuage.

GÉR0NTJ2.

Ne craignez rien ; sur vous je ne prends nul ombrage .: Vous pensez comme moi sur ce plat freluquet : Tenez, vous allez voir l'éloge qu'on en fait

CLÉON, lisant.

« J'apprends, monsieur, que vous donnez votre nièce « à Valère : vous ignorez appai-emoient que c'est un

326 LE MECHVNT.

« libertin, dont les affaires sont très -dérangées, et !e t courage fort suspect. Un ami de sa mère, dont on ne « m'a pas dit le nom, s'est fait le médiateur de ce mate riage et vous sacrifie. Il m'est revenu aussi que Cléon est (. fort lié avec Yalère ; prenez garde que ses conseils ne t( vous embarquent dans une affaire qui ne peut que t vous faire tort de toute façon. »

GIÎRONTE.

Page 1