JESUITE
Diî la paisible solitude Oij, 'oin de toute servitude^ La liberté file mes jours.
Ramené par un goût futile Sur les délires de la ville, Si j'en \oulois suivre le cours^ Et savoir l'histoire nouvelle Du domaine et des favoris De la brillants bagatelle, La divinité de Paris, Le dédale des aventures.
Les affiches et les brochures,.
Les colifichets des auteurs.
Et la gazette des coulisses.
AU P. BOUGEANT. 109
Avec le roman des actrices.
Et les querelles des rimeurs, Je n'adresserois celte épître Qu'à l'un de ces oisifs errants Qui chaque soir sur leur pupitre Rapportent tous les \ers courants Et qui, dans le changeant empire Des Amours et de la Satire, Acteurs, spectateurs tour à tour, Possèdent toujours à merveille L'historiette de la veille Avec l'étiquette du jour.
Je pourrois décorer ces rimes De quelqu'un de ces noms sublimes Devant qui Phumble adulateur le ses muses pusillanimes Vient étaler la pesanteur, Si je savois louer en face, Et, dans un éloge imposteur.
Au ton rampant de la fadeur Faire descendre l'art d'Horace Mais du vrai seul trop partisan, .Mon Apollon , peu courtisan , Préfère l'entretien d'un saue Et le simple nom d'un ami Aux titres ainsi qu'au suffrage D'un grand dans la pompe endormi.
Pour les protecteurs que j'honore Que seroient mes foiblcs accents?
Ainsi que les dieux qu'on adore, Ils sont au-dessus de l'encens.