Le père Jcs G^oiem
inO EPITRE ONZIÈME,
Dont leur opaque et vi'e espèce Est incapable de jouir.
Le dieu parle: à sa voix puissante, Subalternes divinités, Les Gnomes, frappés d'épouvante.
Au sein de la terre tremblante Se sont déjà précipités.
Cet or, que leurs mains meurtrières Ne prétendoient qu'accumuler, Versé dans les sources premières, Recommença de circuler; Le travail eut sa récompense.
Les arts reprirent leur vigueur; Ranimés par la jouissance Et relevés de leur langueur, Les talents au sein de l'aisance Renouvelèrent leur splendeur; Et, fort de toute sa substance, L'État vit avec l'abondance Renaître l'ordre et le bonheur.
Puisse un jour la main triomphante Et pacifique et bienfaisante D'un roi sensible et généreux Consacrer son empire heureux En réformant l'abus antique Du brigandage monastique, Et tout ce peuple infructueux A ses provinces onéreux !
Qu'il renouvelle dans sa gloire, Pour la félicité des siens, Le spectacle que la victoire
Vient d'offrir aux bords indiens'.
Tous les ans aux champs de Golconde Le plus riche des potentats Rassembloit de tous les climats Les trésors que transporte l'onde; Par un tribut toujours nouveau Toutes les richesses du monde Aboutissoient dans ce tombeau.
Thamas paroit : le destin change.
Au nouveau Gengis-khan du Gange Ces vastes trésors sont ouverts; Son bras vainqueur leur rend la vie, Et tout l'or qu'enterroit l'Asie Va circuler dans l'univers.