‹ Œuvres choisiesChapitre 40 sur 149 · M. DE BOULONGNE · texte numérisé non relu

M. DE BOULONGNE

Des tens jovf ;:x avec trislesjo, • Des machines à compliments, Vous auront excédé sans cesse De fadeurs, de propos clu'rmnnts, Déployant avec gentillesse L'ennui dans tous ses agréments.

Vous avez essuyé sans doute Le poids des discours arranges; Les protecteurs, les protégés.

Tout s'est courbé sur votre route.

Les grands entourent la faveur; La foule vole ii l'esj é ance Tout environne, tout encense Le temple brillant du bonheur :

Vous aurez vu toute la Franco.

Moi qui, séparé des vivants. Dans ma profonde solitude, Ignore le jargon des grands Et celui de la multitude.

Je ne viens point d'un vain encens Surcharger votre lassitude De gloire et d'applaudissements ; Je déplorerois au contraire Les travaux toujours renaissants.

Et le joug oîi le ministère Vient attacher tous vos monjents Si je n'aimois trop ma patrie Pour plaindre les brillants liens Dont elle enchaîne votre vie.

Elle parle, il faut que j'oublie Tous vos intérêts pour les siens.

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170 KPITRE DOUZIÈME.

Pardonnez ce brusque langage Aux mœurs franches de mon séjour, C'est le compliment d'un sauvage, Qui, loin de la langue du jour, Loin des souplesses de l'usage, Ft trouvant pour vous son hommage Gravé dans un cœur sans détour, N'en veut pas savoir davantage.

Si je mêle si tard ma voix A l'allégresse générale, L'ignorance provinciale IM'excuse par ses tristes droits.

Réduit pour toute nourriture A m'instruire, à m'orner l'esprit Dans la Gazelle ou le Mercure Sur ce qui se fait et se dit, Je ne sais rien qu'à l'aventure; Je parle quand il n'est plus temps, Et les nouvelles ont mille ans Quand l'imprimeur me les assure.

Ce n'est que dans ces lieux brillants Qu'enrichit la Seine féconde Des heureux tributs de son onde Que l'on sait tout, que l'on sait bien; Ailleurs on n'est plus de ce monde.

On sait trop tard, on ne sait rien.

0 province! que la lumière Languit sous des brouillards épais!

Et sur les plus simples objets Quelle stupidité plénière !

Un seul trait parmi les journaux

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