Auteur d'une Histoire romaine
9. Le P. Brumoi , qui avoit été transféré du collège de Louis-la- Crand à la /"itson professe, pour continuer VJlisloire de l'É'jlUt gallicane.
AU P. BOUGEANT \'9
D'un génie heureux et vanté
Les mœurs simples du premier âge,
Et l'iieureuse naïveté
Qui guidoit l'âme et le langage
De cette bonne antiquité.
Quelle triste fatalité!
Exilé d'un libre ermitage
Au pays de la gravité,
Quoi! l'interprète d'Euripide,
D'Eschyle. Sophocle, et des dieux,
Cet esprit dont le vol rapide
Suivoit les aigles jusqu'aux cieui,
Loin des arts et de la lumière,
Compilateur infortuné,
Aux vieux parchemins condamné,
En va dévorer la poussière
En bénédictin décharné!
Et les pinceaux faits pour la gloire
Vont, dans une pesante histoire,
Tracer des faits aventurés.
De monacales anecdotes,
Et l'origine des calottes.
Et l'Iliade des curés!
lofais à ce sombre ministère,
Si peu fait pour son caractère.
Quand vous le croirez consacré,
Vous le trouverez enterré.
0 vous donc qui vivez encore !
Vous, le dernier de ces Romains De vos jours rendus plus sereins N'obscurcissez aucune aurore
AU P. BOUGEANT
Dans l'antre noir où le chag^il^, Paimi Lactée et Métrodore, Et Fonsèquo et Cassiodoro, lient les ennuis en maroquin :
A vos amis toujours aimable.
Toujours vertueux et charmant.
Dédaignant la voix misérable De celle envie inaltérable Du délateur et du pédant, Vivez; et si, chemin faisant, Vous passez jusqu'au manoir somhre Où gît Rrumoi, loin des vivants, En mon nom offrez à son ombre Des fleurs, ces vers et mon encens.
É PITRE QUINZIEMK.