A LA FLÈCHE
Et les ports d'Amérique, Viendroit par terre attaquer les Anglois; Que les desseins de Vienne auroient un sort funeste, Et que le diable emporteroit le reste.
Fatigué de leurs sots discours Et de leur bôtise profonde.
En espèces de même cours Avant de les quitter je payai tout mon monir. Je leur dis que le Turc se faisoit capucin, Et que le doge de Venise, Dans un vaisseau de maroquin, Étoit allé relever sans remise
La grande arche du Pont-Euxin, Qu'avoit rompue un vent de bise.
Après les avoir pétrifiés par cette décharge effroyable de nouvelles étonnantes, j'allai manger, sans beaucoup d'appétit, deux vieux œufs jadis frais; après quoi je m'enveloppai un peu plus que demi-habillé entre deux draps d'une blancheur problématique, et d'une propreté équivoque.
Là, remettant au lendemain Le second tome du voyage, S?ns m'amuser à veiller davantage, Je m'endormis jusqu'au matin.
L'Aurore ensevelie aux liquides demeures Ne songeoit point encore à réveiller les Heures, C'est-à-dire en deux mots, pour parler plus chrétien ,
Sans emprunter ce ton virgilien, A peine étoit-il jour; par leurs rauques fleurettes