‹ Œuvres choisiesChapitre 110 sur 507 · Mélancolique. Lex. Alarme. Lex · texte numérisé non relu

Mélancolique. Lex. Alarme. Lex

(US. i

Comment? des nnimaux qui Ircmblent devant moi ! Je suis donc un foudre ^ de ffucrre.

II n'est, je le vois bien, si poriroil^sur la terre, Qui ne puisse trouver un plus poltron que soi. » »

FAB[XjCy/-— Le coq et le renard '.

Sur la branche d'un arbre était en sentinelle

Un vieux coq adroit et matois ^ « Frère, dit un renard, adoucissant sa voix,

Nous ne sommes plus en querelle :

Paix générale cette fois.

Je viens te l'annoncer; descends, que je t'embrasse.

Ne me retarde point, de grâce :

Je dois faire aujourd'hui vingt postes * sans manquer.

Les tiens et toi pouvez vaquer

Sans nulle crainte à vos afi'aires :

Nous vous y servirons en frères.

Faites-en les feux '' dès ce soir;

Et cependant " viens recevoir

Le baiser d'amour fraternelle \

— Ami, reprit le coq, je ne pouvais jamais Apprendre une plus douce et meilleure nouvelle

Que celle De cette paix ; Et ce m'est une double joie De la tenir de toi. Je vois deux lévriers, Qui, je m'assure*, sont courriers Que pour ce sujet on envoie; Ils vont vite, et seront dans un moment à nous. Je descends; nous pourrons nous entre-baiser tous.

— Adieu, dit le renard, ma traite est longue à faire ; Nous nous réjouirons du succèe de l'affàit^e

i. Foudre de guerre. Expvea^ion 1 autre, soit environ deux liciics.

cônsncrée, venue du lat. helU 5. Les feux. Des feux de joie.

J'ulnieiï. 6. Cependant. I.r»x.

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