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LIVRE ÎV. FABI.n: III

Au bout de quelque temps il fit quelques profits,

rîaclieta des bêtes à. laine ; Et comme un jour les vents, retenant leur haleine, Laissaient paisiblement aborder les vaisseaux : < Vous vouiez de l'arg-ent, ô mesdames les Haux, Dit-il; adressez-vous, je voug prie, à quelque autre ;

Ma foi I vous n'aurez pas le nôtre. »

Ceci n'est pas un conte à plaisir inventé.

Je me sers de la vérité

Pour montrer, par expérience.

Qu'un sou, quand il est assuré.

Vaut mieux que cinq en espérance ; Qu'il se faut contenter de sa condition ; Qu'aux conseils de la mer et de l'ambition

Nous devons fermer les oreilles.

Pour un qui s'en louera, dix mille s'en plaindront.

La mer promet monts et merveilles : Fiez-vous-v ; les vents et les voleurs- viendront *.

Fable IIP — La mouche et la fourmi ^

La mouche et la fourmi contestaient de leur prix.

« 0 Jupiter I dit la première, Faut-il que l'amour-propre aveugle les esprits

D'une si terrible manière.

Qu'un vil et rampant animal A la fille de l'air ose se dire égal I Je hante les palais, je m'assieds à ta table : Si l'on t'immole un bœuf, j'en <;oiite devant " toi ; Pendant que celle-ci, chétive et misérable. Vit trois jours d'un fétu qu'elle a traîné chez soi *.

Mais, ma mig-nonne, dites-moi.

Vous campez-vous jamais sur la tête d'un roi.

D'un empereur, ou d'une belle ?

Je rehausse d'un teint la blancheur naturelle ;

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