Los p,tls. Les pâturages. ble' dïïSis d
198 LA lONTAINE
Que, chacun retournant au travail de Cérès *,
il trouve pour sortir un moment favorable.
L'un des b.rufs ruminant"^ lui dit: «Cela va bien:
MQisquoi?rhommeauxcent yeux=^ n'apas failsa revue.
Je crains fort pour toi sa venue; Jusque-là, pauvre cerf, ne te vante de rien. >^ Là-dessus le maître entre et vient faire sa ronde.
(( Qu'est ceci? dit-il à son monde.
Je trouve bien peu d'herbe en tous ces râteliers; Cette litière est vieille : allez vite aux greniers ; Je veux voir désormais vos bêtes mieux soignées. Que coûte-t-il d'oter toutes ces arai£,niées? Ne saurait-on ranger ces jougs et ces colliers. » En regardant à tout il voit une autre tête Que cdles qu'il voyait d'ordinaire en ce lieu. Le cerf est reconnu : chacun prend un épieu ;
Chacun donne un coup à la bête.
Ses larmes ' ne sauraient la sauver du trépas. On l'emporte, on la sale, on en fait maint repas,
Dont maint voisin s'éjouit '" d'être.
Phèdre sur ce sujet dit fort élégamment :
« Il n'est pour voir que l'œil du maître. » Quant à moi. j'y mettrais encor l'œil de l'amant ^
Fable XXll. — L'alouette et ses petits, avec le maître d'un champ .
Ne t'attends^ qu'à toi seul; c'est un commun proverbe. Voici comme ^ Esope le mit En crédit.
l. Cérès. Déesse de l'agricul- 5. S'éjouU. Se réjouit.
tj^,.g 6. L'amour produit sur lintelli-
2 fluminant. Au sens figuré, pence deux effets opposés •; il
r('fl<'rhi«;sant l'iivive ou il 1 aveugle.
l L'homme aux cent yeux. 1 . An\n-l}e\\e, - Nuits attiques,
LHprcssion <\(i l'hèdre. - Dans II, ti9.
la mvtlioioffie, cest Argus, l'es- ^. Ne taUen<l.s. Lex
pion nu service de Junon'! 0. CommcLcx.- /s-sope.Nous ne
4. .Ses Uinnes. Le rerf passait connaissons la aljle ^^ ^-flf, 9"^
pour plpurcr, quand il '--fait forcé. pir la traduction d Aulu-Oelle.