‹ Œuvres choisiesChapitre 177 sur 507 · Licornes, Animal fabuleux. 6. Ésope · texte numérisé non relu

Licornes, Animal fabuleux. 6. Ésope

à corps de cheval et tête de 7. Franc. Indemne.

'JUlj la lONTAlNE

S'clant, dis-je, sauvé sans queue, et tout honteux, Pour av'^ir des pareils (comme il était habile), Un jour que les renards tenaient conseil entre eux : « Que faisons-nous, dit-il, de ce poids inutile. Et qui va * balayant tous les sentiers fangeux? Que nous sert cette queue? il faut qu'on se la coupe ;

Si l'on me croit, chacun s'y résoudra.

— Votre avis est fort bon, dit quelqu'un de la troujie; Mais tour^iez-vous, de grâce, et l'on vous répondra*. » A ces mots il se fit une telle huée.

Que le pauvre écourlé ne put être entendu. Prétendre ôter la queue eût été temps perdu : La mode eu fut continuée.

Fable Vl. — La vieille et les deux servantes \

11 était une vieille ayant deux chandorières* : Elles filaient si bien que les sœurs filandières^ Ne faisaient que brouiller au prix*^ de celles-ci. La vieille n'avait point de plus pressant souci Que de distribuer aux servantes leur tâche. Dès que Téthys' chassait Phébus aux crins dorés, Tourets* entraient en jeu, fuseaux étaient tirés,

Deçà, delà, vous en aurez ^ ;

Point de cesse, point de relâche.

Dès que l'Aurore, dis-je, en son char remontait, Un misérable coq à point *** nommé chantait; Aussitôt notre vieille, encor plus misérable, S'all'ublait d'un jupon crasseux et détestable, Allumait une lampe, et courait droit au lit Où, de tout leur pouvoir, de tout leur appétit ",

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