‹ Œuvres choisiesChapitre 19 sur 507 · A Liège. L'entrevue de Pé- peau · texte numérisé non relu

A Liège. L'entrevue de Pé- peau

ronne avec Charles le Téméraiie 7. Le pn'vôt Tristan. Celui que

aboutit à un gnct-apens: Louis XI Louis XI appelait son compère,

dut marcher de force contre h's 8. « Promenade, lecture, dislrac-

Liégeois qu'il avait lui-même sou- tion, nous avons là tout La Fon-

levés. taine... » (Note de l'édil. Hémon).

que je rencontrni, ce me semble, deux ou trois gueux et ({uolques pèlerins de Saint-Jacques'

Il n'était quasi que huit heures quand nous nous trouvâmes vis-à-vis de Blois, rien que la Loire entre deux.

Blois est en pente comme Orléans, mais plus petit et plus ramassé : les toits des maisons y sont disposés, en beaucoup d'endroits, de telle manière qu'ils ressemblent aux degrés d'un amphithéâtre. Cela me parut très beau, et je crois que dithcilement on pourrait trouver un aspect plus riant et plus agréable. Le château est à un bout de la ville, à l'autre bout Sainte- Solenne '. Cette église parait fort grande, et n'est cachée d'aucunes maisons ; enfin elle répond tout à fait bien au logis du prince '. Chacun de ces bâtiments est situé sur une éminence dont la pente se vient joindre vers le milieu de la ville, de sorte qu'il s'en faut peu que Blois ne fasse un croissant dont Sainte-Solenne et le château font les cornes. Je ne me suis pas informé des mœurs anciennes. Quant à présent, la façon de vivre y est fort polie, soit que cela ait été ainsi de tout temps, et que le climat et la beauté du pays y contribuent ; soit que le séjour de Monsieur ait amené cette, politesse, ou le nombre de jolies femmes. On me voulut outre cela montrer des bossus, chose assez comnmne dans Blois, à ce qu'on me dit ; encore plus commune dans Orléans. Je crus que le ciel, ami de ces peuples, leur envoyait de l'esprit par cette voie-là : car on dit que bossu n'en manqua jamais ; et cependant il y a de vieilles traditions qui en donnent une autre raison. La voici telle qu'on me l'a apprise. Elle regarde aussi la constitution de la Beauce et du Limousin.

La Beauce avait jadis des monts en abondance, Comme le reste de la France :

De quoi la ville d'Orléans,

Pleine de gens heureux, délicats, fainéants,

\. Saint Jucqc.i, .Saint-Jacques '{. Du Prince. Il s'agit de Gas-

de Coinposlcilc, en Fspagne. ton d'Oilf-ans, <• Monsieur », frère

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