Je v.-is. Lcx. 2. Fort heureux. Fort bon
l'hymne a la volupté
Volupté, Volupté, qui fus jadis maîtresse Du plus bel esprit de la Grèce ',
Ne me dédaigne pas, viens-t'en loger chez moi; Tu n'y seras pas sans emploi :
J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien Qui ne me soit souverain bien.
Jusqu'au sombre plaisir d'un cœur mélancolique.
Viens donc; et de ce bien, ô douce Volupté,
Veux-tu savoir au vrai la mesure certaine?
Il m'en faut tout au moins un siècle bien compté ; Car trente ans ce n'est pas la peine.
« Sur tous les tons ». — On n'est pas d'accord sur raccueil que reçut le spirituel ouvrage. Mais le renom de l'écrivain s'établissait et, quand il fît paraître, ca 1671, avec le troisième recueil de Contes, un volume de Fables nouvelles et autres poésies ', M""» de Sévigné rendait au faljuliste un hommage précieux, qui fait écho à l'admiration des contemporains : « N'avcz-vous point trouvé jolies, écrit-elle à sa fille, les cinq ou six fables de La Fontaine qui sont dans un des tomes que je vous ai envoyés? Nous en étions l'autre jour ravis chez M. de la Rochefoucauld. Nous apprîmes par cœur celle du Singe et du Chat.... Gela est peint ; et la Citrouille, et le Rossignol, cela est digne du premier tome. » (29» avril.)
i. Epicure. kpitaphe o'xm paresseux
2. Huit fables, que l'auteur fera Jean s'en alla comme il était venu,
entrer dans le second recueil, en Mangea le fonds avec le revenu,
1678. De plus, des fragments du Tint les trésors chose peu nér.es-
<^onr,e de Vaux, le poème dAclo- q^^^^ à son temps.bien le sufilT- «js, etc. Citons ICI la fameuse 7ip!- ^ rnenseï •
[penseï
iaphe d'un paresseux, composée Deux parts en fit, dont il soûlait quelques années auparavant, et [passer
parue en i67l : L'une b dormir, et l'autre âne rien
[faire-
11 est vrai que quelques jours après, M"*» de S<^ vienne mêlait une réserve aux éloges : « Je voudrais Taire une fable qui lui fil entendre combien cela est misérable de forcer son esprit à sortir de son j^renre.et combien la folie de vouloir chanter sur tous les tons fait une mauvaise musique. 11 ne faut point qu'il sorte du talent qu'il a de conter.» i6 mai.) C'était une allusion à des essais moins heureux qui avaient trouvé place dans le recueil de Contes et le volume de Fables.
Que dut penser l'aimable marquise, lorsque deux ans après, parut la Captivité de saint Maie (1673) ? Ce poème édifiaiit, dédié au cardinal de Bouillon < La Fontaine avait de quoi salisaire à tous les goûts de la famille) et entrepris, d'ailleurs, sur l'invilcde Port-Royal, ce pieux ouvrage qui copimcnce par une invocation à la Vierge « reine des esprits purs » et célèbre la chasleté, sortait un peu trop du genre de La Fontaine. Mais même dans cette « mauvaise musique », on est surpris de rencontrer des passages agréables.