‹ Œuvres choisiesChapitre 239 sur 507 · LA CAPTIVITÉ DE SAI^T MALC · texte numérisé non relu

LA CAPTIVITÉ DE SAI^T MALC

[Malc vivait dans un désert sous la direction d'un pieux anar chorèle,

Conservant avec soin le trésor précieux

Que nous tenons d'une eau dont la source est aux cieux.

Ses parents meurent ; malgré les instances de son compagnon, il le quitta pour recueillir leur héritage, qu'il entendait consacrer à la foîidation d'un cloître. En route, il se mêla à une troupe de voyageurs. Des Sarrasins les surprirent, Malc devint leur prisonnier, en même temps que la jeune femme de l'un des voyageurs. L'Arabe qui les a tous deux en .sa possession exige qu'ils se marient. Us feignent de lui obéir ; mais Malc, pour conserver sa pureté, veut mettre fin à ses jours. La jeune captive le détourne d'un tel dessein par un discours oui ne manque pas de fermeté :]

— « Il faut espérer mieux, dit la chaste berg-ère : Dieu ne quittera pas ses enl'ants au besoin. Si mon sexe e.'^t irag-ile, il en prendra le soin. Vous ai-je donné lieu d'en être en défiance ? Qu'ai-je fait pour causer cette injuste croyance? X'otre soupçon m'outrage; et vous avez dû voir Que je sais sur mes sens g^arder quelque pouvoir.

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