I.e chanj^ea bientôt de loi;is
Ordre lui vient d'aller au fond de la Norvège
Prendre le soin d'une maison
En tout temps couverte de neige ; Et d'Indou qu'il était on vous le fait Lapon. Avant que de partir, l'esprit dit à ses hôtes ;
« On m'oblige de vous quitter :
Je ne sais pas pour quelles fautes ; Mais enfin il le faut ; je ne puis arrêter* Qu'un temps fort court, un mois, peut-être une semaine* Employez-la ; formez trois souhaits, car je puis
Rendre Hrois souhaits accomplis, Trois, sans plus. » Souhaiter, ce n'est pas une peine
Etrange et nouAclle aux humains. Ceux-ci, pour premier vœu, demandent l'abondance;
Et l'abondance, à pleines mains,
Verse en leurs coffres la finance *, En leurs greniers le blé, dans leurs caves les vins; Tout en crève. Comment ranger cette chevance^? Quels registres, quels soins % quel temps il leur fallut! Tous deux sont empêchés \ si jamais on le fut.
Les voleurs contre eux complotèrent;
Les grands seigneurs leur empruntèrent*; Le prince les taxa. Voilà les pauvres gens
Malheureux par trop de fortune.
« Otez-nous de ces biens l'afiluence importune, Dirent-ils l'un et l'autre : heureux les indigents I La pauvreté vaut mieux qu'une telle richesse". Retirez-vous, trésors, fuyez; et toi, déesse,