‹ Œuvres choisiesChapitre 308 sur 507 · LIVRE VIII. FABLE XI · texte numérisé non relu

LIVRE VIII. FABLE XI

De son ami dormant ce parasite ailé

Que nous avons mouche appelé *.

Un jour que le vieillard dormait d'un profond somme, Sur le bout de sonnez une allant se placer, Mit l'ours au désespoir ; il eut beau la chasser. « Je t'attraperai bien, dit-il ;et voici comme '. » Aussitôt fait que dit : le fidèle émoucheur Vous empoig-ne un pavé, le lance avec roideur, Casse la tête à l'homme en écrasant la mouche. Et non moins bon archer que mauvais raisonneur, Roide mort étendu sur la place il le couche.

Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami ; / Mieux vaudrait un sage ennemi '. /

Fable XI. — Les deux amis*.

Deux vrais amis vivaient au Monomotapa ^ L'un ne possédait rien qui n'appartînt à l'autre : Les amis de ce pays-là Valent bien, dit-on, ceux du nôtre.

Une nuit que chacun s'occupait au sommeil. Et «mettait à profit l'absence du soleil. Un de nos deux amis sort du lit en alarme; Il court chez son intime, éveille les valets : Morphée^ avait touché le seuil de ce palais. L'ami couché s'étonne; il prend sa bourse, il s'aj^me. Vient trouver l'autre, et dit : « Il vous arrive peu De courir quand on dort ; vous me paraissiez homme A mieux user du temps destiné pour le somme : N'auriez-vous point perdu tout votre argent au jeu? En voici. S'il vous est venu quelque querelle. J'ai mon épée : allons. — Merci de votre zélé.

1. Que nous avons mouche i-. Le Livre des Lumières.— Bidappelé. V. Grammaire^ participe paï, les Deux Amis.

séparé 5. Monomolajia. Dans l'Afrique

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