‹ Œuvres choisiesChapitre 31 sur 507 · LE DAUPHIN · texte numérisé non relu

LE DAUPHIN

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S'il y a quelque chose (ringénicux clans la République des Lettres, on peut dire que c'est la manière dont, hsope a débité ' sa morale. Il serait véritablement, à souhaiter que d'autres mains que les miennes y eussent ajouté les ornements de la poésie, puisque le plus sage des anciens' a jugé qu'ils n'y étaient pas inutiles. J'ose, Monseigneur, vous en présenter quelques essais. C'est un entretien convenable à vos premières années. Vous êtes en un âge où l'amusement et les jeux sont permis aux princes; mais en même temps vous devez donner quelques-unes de vos pensées à des réllexions sérieuses. Tout cchi se rencontre aux* fables que nous devons à Ésope.- L'apparence en est puérile, je le confesse; mais ces puérilités servent d'enveloppe «à des vérités importantes.

Je ne doute point. Monseigneur, que vous ne regardiez favorablement des inventions si utiles, et tout ensemble si agréables : car que peut-on souhaiter davantage que ces deux points?Ce sonteux qui ont introduit les sciences parmi les hommes. Esope a trouvé un art singulier de les joinrlre l'un avec l'autre. La lecture de son ouvrage répnnd insensiblement dans une âme les semences de la vertu, et lui apprend à se connaître, sans

?[u'elle s'aperçoive de cette étude, et tandis qu'elle croit aire toute autre chose. C'est une adresse dont s'est servi très heureusement celui sur lequel Sa Majeslf' a jeté les yeux pour vous donner des instruclions\ Il fait

1. Lo crrand Dauphin, Louis, fils 4. Aux fables. Dans les fables. deLouisXIV et«leMaiie-Tli<';r<se. ï.c.x.A.

2. Dr'hit''. PriJi)rfmct\t (Ii-tailler V,. Celui aur lequel... Le présien rf'ril.int, donc exposer. df;iit de PtMi.^ny, le premier pr:-

3. Le plus Khfje des nnrienn. So- ce|)leiir du Dauphin. 11 mourut en crate. Voir la l'réface. 1070 ; Bossuet lui succéda.

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