Treuve. Lex
3l>0 LA FONTAINE
C/eùt t'ié justemcnl ralVairc;
Tel iVuit, lel arbre, jniur bien faire. C/esl dommage, Garo, que lu n'es ^ point entré An consL'il de celui que prêche ton curé; Tonl en eût été mieux: car pourquoi, par exemple, l.e i;land,qui n'est pas g^ros comme mon petit doii^t,
Ne pend-il pas en cet endroit?
Dieu s'est mépris; plus je contemple C'-S fruits ainsi placés, plus il scndjle à Garo
Que l'on a fait un quiproquo'-'. »
Celte réflexion cndjarrassant notre homme : « On ne dort point, dit-il, quand on a tant d'esprit. » Sous un chêne aussitôt il va prendre son somme. Un gdand tombe, le nez du dormeur en pâtit. Il s'éveille; et, portant la main sur son visage, Il trouve encor le gland pris au poil du menton. Son nez meurtri le force à changer de langage : <( Oh I oh I dit-il, je saig-ne ! Et que serait-ce donc S'il fût tombé de l'arbre une masse plus lourde,
Et que ce g-land eût été gourde^?
Dieu ne l'a pas voulu : sans doute il eut raison*;
J'en vois bien à présent la cause. »
En louant Dieu de toute chose,
Garo retourne à la maison.
Fable V. — L'écolier, le pédant et le maître d'un jardin ''.
Certain enfant qui sentait son collèg-e, Doublement sot et doublement fripon Par'^ le jeune âge et par le privilège Qu'ont les pédants" de g-âter la raison,
1. Que tu n'es jioint entré. V. 4. Sans doute, il eut raison.
Graminaire, morie.v. C'est vrai; mais est-ce bien pour
î. Un quiproquo. Une méprise épargner le nez de Garo?
'élyniologie ; un quid pour un 5. Source inconnue.
quod) C. Par le jeune aqe. Sur ce sens