‹ Œuvres choisiesChapitre 364 sur 507 · Siihlile. Lex. 1.enii>s(p. ex.. M'"" deSévi^^iié, qui · texte numérisé non relu

Siihlile. Lex. 1.enii>s(p. ex.. M'"" deSévi^^iié, qui

5. Ouï parler, yi" de la Sablière dans une de ses lettres, n mars était fort instniile. La comparaison 107i', proteste vivement contre qu ■ Drsrarles,dar.s le Discqiirs (Je une telle assimilation).

discol;iis a madame de la sablière 379

Une troisième suit : elle sonne à la fin. Au dire de ces gens, la bêle est toute telle :

« L'objet *■ la frappe en un endroit;

Ce lieu Irappé s'en va tout droit.

Selon nous, au voisin en porter la nouvelle ; Le sens * de proche en proche aussitôt la reçoit. L'impression se fait. » Mais comment se fait-elle?

Selon eux, par nécessité.

Sans passion, sans volonté :

L'animal se sent ag-ité De mouvements que le vulg-aire appelle Tristesse, joie, amour, plaisir, douleur cruelle,

Ou quelque autre de ces états. Mais ce n'est point cela : ne vous y trompez pas. — Qu'est-ce donc? — Une montre. — Et nous? — C'est autre chose. Voici de la façon que ^ Descartes l'expose, Descartes, ce mortel dont on eût fait un dieu

Chez les païens, et qui tient le milieu Entre l'homme et#resprit,comme entre Thuitre et Thomme Le tient tel de nos i^ens. franche bête de somme ; Voici, dis-je, comment raisonne cet auteur: « Sur ^ tous les animaux, enfants du Créateur, J'ai le don de penser ; et je sais que je pense ^; » Or, vous savez, Iris, de certaine *^ science,

Que, quand la bête penserait,

La bête ne rélléchirait

Sur l'objet n" sur sa pensée '.

Descaries va plus loin, *,»; soutient nettement

Qu'elle ne pense nullement.

^'ou3 n'êtes point embarrassée De le croire; ni moi.

" Cependant, quand aux bois

1. L'objet. Le corps extérieur. 7. Pensée.La Fontaine accorde à

2. Le sens. Le système sensitif, la bête la pensée, mais non la penles nerfs. sèe de la pensée, c'est-à-dire la

3. Voici de la façon que. De réflexion. Les bœufs que peint Lequelle façon. conte de Lisle nont qu'une pea-

4. Sur. Lex. sée rudimentaire et br imeuse : 6 . FA je sais que je pense. « Je

pense, donc je suis. » Discours de Ils suivent de leurs yeux languisfa ni'HIiodc. [sants et superbes 0. De certaine science. De Le songe intérieur qu'ils n'achèvent science certaine. [jamais.

3ï>U LA FONTAINE

Le bruit des cors, celui des voix, N'a donné nul relâche à la fuyante proie, Qu'on vain elle a mis ses elForts A conTondre et brouiller la voie S h'aninial charg-é d'ans, vieux cerf, et de dix cors^, \\n suppose ' un plus jeune, et l'oblige par force \ présenter aux chiens une nouvelle amorce. Oue de raisonnements pour conserver ses jours ! le retour sur ses pas, les malices, les tours, Et le change *, et cent stratagèmes Dignes des plus grands chefs, dig-nes d'un meilleur sort! On le déchire après sa mort :

Ce sont tous ses honneurs suprêmes.

Quand la perdrix

Yoii ses petits En danger, et n'ayant qu'une plume nouvelle Qui ne peut fuir encor par les airs le trépas, Elle fait la blessée, et va traînant de l'aile. Attirant le chasseur et le chien sur ses* pas, Détourne le danger, sauve ainsi sa famille; Et puis, quand le chasseur croit que son chien la pille *, Elle lui dit adieu, prend sa volée, et rit De l'homme qui, confus, des yeux en vain la suit.

Non loin du nord il est un monde

Oii l'on sait que les habitants

Vivent, ainsi qu'aux premiers temps,

Dans une ignorance profonde :

Je parle des humains ; car, quant aux animaux,

Ils y construisent des travaux Qui des torrents grossis arrêtent le ravage, Et font communiquer l'un et l'autre rivage. Iv'édifice résiste, et dure en son entier; Après un lit de bois est un lit de mortier.

1. Brouiller la voie. Se dit du 4. Le change. C'est précisément

gibif-r, quand il essaie de donner la substitution dont il a été parlé

Je chan'^e aux «hiens. quelques vers plus haut.

^ ~^. . fi. L/i /j/Z/''. St',, jette sur elle. —

. De dix cors. L,ex. neinarqucr le décousu du rythme,

3. Suppose. Met à sa place (sur qui rend si bien le désarroi, la

la voie des chiens). longue surprise du chasseur.

DISCOCR» A MADAME DE LA SABLIERE 3^1

Chaque castor agit : commune en est la tâche;

Le vieux y fait marcher le jeune sans relâche;

Maint maître d'œuvrc * y court, et tient haut le bâton.

La République de Platon '

Ne serait rien que l'apprentie

De cette famille amphibie, ils savent en hiver élever leurs maisons,

Passent les étangs sur des ponts,

Fruit de leur art, savant ouvrage;

Et nos pareils ont beau le voir.

Jusqu'à présent tout leur savoir

Est de passer l'onde à la nage.

Que ces castors ne soient qu'un corps vide d'esprit, Jamais on ne pourra m'obiiger à le croire. Mais voici beaucoup plus : écoutez ce récit,

Que je tiens d'un roi plein de gloire ^ Le défenseur du nord vous sera mon garant. Je vais citer un prince aimé de la Victoire ; Son nom seul est un mur à l'empire ottoman : C'est le roi polonais. Jamais un roi ne ment.

Il dit donc que, sur sa frontière, Des animaux entre eux ont guerre de tout temps: Le sang-, qui se transmet des pères aux enfants,

En renouvelle la matière *.

Ces animaux, dit-il, sont germains^ du renard.

Jamais la guerre avec tant d'art

Ne s'est faite parmi les hommes,

Non pas même au siècle où nous sommes. Corps de garde avancé, vedettes % espions, Embuscades, partis, et mille inventions D'une pernicieuse et maudite science, Fille du Styx, et mère des héros,

Exercent de ces animaux

Le bon sens et l'expérience,

1. ^laîlre d'ceuvre. Celui qui élu roi de Pologne en 1G74 II fii ait

conimiind aux ouvriers. fréquenté chez^'M'"' de la Sabl re.

•1 Lu Réi.ublique de Platon. 4. La manière. C'est la hainepuisée

Plolu.i, d.ins un dialogue célèbre, avec la vie, transmise a\eclesang.

nous trace l'image de la républi- 3. Germains. Parents,

que (ou cité) idéale. C. Vcdctlcs. S<ntinelies postées

3. D'un roi plein de gloire, he en observation. Par/ts veut dire :

-ainqueur des ïurcs.Jean Sobieski, détachements.

LA lO.NTAlNE

Pour chanter leurs coinbals, rAchéron nous devrait

Kentlre Homère. Ah ! s'il le rendait, Et qu'il rendit aussi le rival d'Epicure*! Que ilirait ce dernier sur * ces exeniplcs-ci ? Ce que j'ai déjà dit: qu'aux^ bêles la nature Peut par les seuls ressorts opérer tout ceci;

Que la mémoire est corporelle ; Et que, pour en venir aux exemples divers

Que j'ai mis en jour dans ces vers,

L'animal n'a besoin que d'elle.

L'objet, lorsqu'il revient, va dans son magasin *

Chercher, parle même chemin,

L'image auparavant tracée.

Qui sur les mêmes pas revient pareillement,

Sans le secours de la pensée.

Causer un même événement.

Nous agissons tout autrement :

La volonté nous détermine.

Non l'objet, ni l'instinct. Je parle, je chemine;

Je sens en moi certain a^ent*;

Tout obéit dans ma machine

A ce principe intellig-ent.

Il est distinct du corps, se conçoit*^ nettement,

Se conçoit mieux que le corps même :

De tous nos mouvements c'est l'arbitre, suprême.

Mais comment le corps l'entend-iP?

C'est là le point *. Je vois l'outil Obéir à là mjjin ; mais la main, qui la guide? Eh! qui guide les cieux et leur course rapide? Quelque ange est attaché peut-être à ces grands corps '. Un esprit vit en nous, et meut tous nos ressorts; L'impression se fait: le moyen, je l'ignore; On ne l'apprend qu'au sein de la Divinité ;

1. Le rival d'Épicure Des- 5. Certain agent. Ce principe cartes, qui lut en lutte avec l'épi- actif, c'est l'âuxe

curien uassendi. G. Se conçoit. Il faut sans doute

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