‹ Œuvres choisiesChapitre 366 sur 507 · Ae se pouvant connaître. corporelle, et l'àme proprement · texte numérisé non relu

Ae se pouvant connaître. corporelle, et l'àme proprement

$ans qu'il puisse, (luoi qu'il ne dite.

f.uissc se connaître Mais si l'en- g Peut-elle pas. V. Grammaire,

^nnt se connaît mal, il n est pas rién,,,inn. '

jour cela inconscient.

négation.

DISCOURS A MADAME DE LA SAULlÈRE 385

Nous donner quelque idée? et sort-il pas de lor Des entrailles du plomb? Je rendrais mon ouvrage Capable de sentir, juger, rien davantag-e,

Et juger imparfaitement, Sans qu'un singe jamais fit lemoindre argument.

A l'égard de nous autres hommes, Je ferais notre lot intiniment plus fort;

Nous aurions un double trésor :

L'un, cette âme pareille en tous tant que nous sommes,

Sag^es, fous, enfants, idiots, Hôtes de l'univers sous le nom d'animaux; L'autre, encore une autre âme, entre nous et les anges

Commune en un certain degré;

Et ce trésor à part créé ' Suivrait parmi les airs les célestes phalang-es, Entrerait dans un point sans en être pressé, Ne finirait jamais, quoique ayant commencé :

Choses réelles, quoique étranges.

Tant que l'enfance durerait, Cette fille du Ciel en nous ne paraîtrait

Qu'une tendre et faible lumière; L'organe étant plus fort, la raison percerait

Les ténèbres de la matière,

Qui toujours envelopperait

L'autre àme imparfaite et grossière,

Page 1