Médiocrité. Des biens mé- tral
iiiocres, qui proclamaient avec 9. Chers gages. On peut en-
ilocjuence que le berger était resté tendre : souvenirs fidèles de mon
l'dèle à ses goûts d autrefois. premier état ; ou encore, chers
7> Son fait. Lex. objets de mon affection.
Sire, pardonnez-moi celte exclamation :
J'avais prévu ma chute en montant sur le faîte. Je m'v suis trop complu ; mais qui n'a clans la Icle Un petit grain d'ambition? »
Fabie X. — Les poissons et le berger qui joue de la flûte ^
Tircis, qui pour la seule Annette
Faisait résonner les accords
D'une voix et d'une musette*
Capables de toucher les morts,
Chantait un jour le long des bords
D'une onde arrosant des prairies Dont Zéphire habitait les campagnes fleuries. Annette cependant' à la ligne péchait :
Mais nul poisson ne s'approchait :
LaJ)erg-ère perdait ses peines.
Le berger, qui par ses chansons
Eût attiré des inhumaines, Crut, et crut mal, attirer des poissons. Il leur chanta ceci : « Citoyens de cette onde, Laissez votre naïade * en sa grotte profonde ; Venez voir un objet ^ mille fois plus charmant. Ne craignez point d'entrer aux prisons*^ delà belle;
Ce n'est qu'à nous qu'elle est cruelle.
Vous serez traités doucement ;
On n'en veut point à votre vie :
Un vivier vous attend, plus clair que fin cristal ; Et, quand à quelques-uns l'appât serait fatal, Mourir des mains d'Annette est un sort que j'envie '. » Ce discours éloquent ne fit pas grand effet : ^.'auditoire était sourd aussi bien que muet. Tircis eut beau prêcher : ses paroles miellées
S'en étant aux vents envolées,
i. Ésopp, 27. 6. Aux pri.sonf!. A nous (au v.