‹ Œuvres choisiesChapitre 382 sur 507 · LIVRE X. — FABLE XI 40 i · texte numérisé non relu

LIVRE X. — FABLE XI 40 i

Il tendit un long rets *. "\^oilà les poissons pris, ^^oilà les poissons mis aux pieds de la bergère.

0 vous, pasteurs d'humains et non pas de brebis, Rois, qui croyez gagner par raisons les esprits

D'une multitude étrangère, Ce n'est jamais par là que l'on en vient à bout :

Il y faut une autre manière ; Servez-vous de vos rets ; la puissance fait tout ".

Fable XI. — Les deux perroquets, le roi et son fils \

Deux perroquets, l'un père et l'autre fils. Du rot* d'un roi faisaient leur ordinaire; Deux demi-dieux % l'un fils et l'autre père, De CCS oiseaux faisaient leurs favoris.

L'âge liait une amitié sincère Entre ces gens : les deux pères s'aimaient ; Les deux enfants, malgré leur cœur frivole, L'un avec l'autre aussi s'accoutumaient, Nourris ® ensemble, et compagnons d'école. C'était beaucoup d'honneur au jeune perroquet ; Car Tenfant était prince, et son père monarque. Par le tempérament que lui donna la Parque ', Il aimait les oiseaux. Un moineau fort coquet, Et le plus amoureux de toute la province % Faisait aussi sa part des délices du prince. Ces deux rivaux un jour ensemble se jouants*. Comme il arrive aux jeunes gens, Le jeu devint une querelle.

Le passereau, peu circonspect", S'at-tica de tels coups de bec

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