‹ Œuvres choisiesChapitre 397 sur 507 · Champs Élysiena ^^ p. 331, note · texte numérisé non relu

Champs Élysiena ^^ p. 331, note

LI^^lE XI. — FABL^ ;v 417

Un ermite entouré de feux, ijui touchait de pitié même les malheureux. Le cas parut étrange et contre l'ordinaire : Minos * en ces deux morts semblait s'être mépris. Le dormeur s'éveilla, tant il en fut surpris. Dans ce songe pourtant soupçonnant du mystère,

Il se fît expliquer l'affaire.

L'interprète lui dit : « Xe vous étonnez point; Votre songe a du sens; et si j'ai sur ce point

Acquis tant soitjDeu d'habitude.

C'est un avis des dieux, rendant l'humain séj")ur*. Ce vizir quelquefois cherchait la solitude ; Cet ermite aux vizirs allait faire sa cour ^ »

Si j'osais ajouter au mot de l'interprète,

J'inspirerais ici l'amour de la retraite :

Elle ofTre à ses amants des biens sans embarras,

Biens purs, présents du Ciel, qui naissent sous les pas.

Solitude, où je trouve une douceur secrète.

Lieux que j'aimai toujours, ne pourrai-je jamais.

Loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais?

Oh î qui m'arrêtera sous vos sombres asiles ! *

Quand pourrontles neuf Soeurs % loin des cours et des villes

M'occuper tout entier, et m'apprendre des cieuK

Les divers mouvements inconnus à nos yeux,

Les noms et les vertus de ces clartés errantes

Par qui ° sont nos destiilset nos mœurs différentes?

Que si je ne suis né pour de si grands projets.

Du moins que les ruisseaux m'offrant de doux objets ' !

Que je peigne en mes vers quelque rive fleurie !

\. Minos. Un des trois juges la substitue aux religieux de Sadi.

(les Enfers. Les deux autres sont 4. Vos sombres asiles. Cf. Vir-

Kaque et Rhadamante. Cf. p. 472, gile, Gt'orgiqaes, III, v. 475.

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