L''s penscrs. Lex. versées chimériques délices dont
4. Cr., à lafindc /^sj/c/i.', l*a^nine on est mal détaché. » (Saijstbà la Volupté, p. 205. liiiUVE.)
M""* DE LA SABLIERE
{D'après une gravure du Cabinet des Estampes. — Bibl nat.)
(2^) DISCOURS A M"'° de LA SABLIERE 433
L'usage des vrais biens réparerait ces maux : 25
Je le sais, et je cours encor à des biens faux*.
Je vois chacun me suivre : on se fait une idole
De trésors ou de gloire ou d'un plaisir frivole.
Tantales obstines % nous ne portons les yeux
Que sur ce qui nous est interdit par les Cieux. 20
Si-' faut-il qu'à la fin de tels pensers nous quittent;
Je ne vois plus d'instants qui ne m'en sollicitent.
Je recule, et peut-être attendrai-je trop tard :
Car qui sait les moments prescrits à son départ?
Quels qu'ils soient, ils sontcourts,à quoi les emploierai-je?
Si j'étais sage, Iris\ (mais c'est un privilège
Que la nature accorde à bien peu d'entre nous),
Si j'avais un esprit aussi réglé que vous,
Je suivrais vos leçons, au moins en quelque chose ;
Les suivre en tout, c'est trop; il faut qu'on se propose 40
Un plan moins ditllcile à bien exécuter,
Un chemin dont sans crime on puisse s'écarter.
Ne point errer est chose au-dessus de mes forces :
Mais aussi, de ^ se prendre à toutes les amorces,
Pour tous les faux brillants courir et s'empresser, 43
J'entends que l'on me dit : « Quand donc veux-tu cesser?
Douze lustres'"' et plus ont roulé sur ta vie:
De soixante soleils la course entresuivie ''
Ne t'a pas vu goûter un moment de repos ;
Quelque part que tu sois, on voit à tous propos fi
L'inconstance d'une âme en ses plaisirs légère,
Inquiète *, et partout hôtesse passagère.
Ta conduite et tes vers, chez toi tout s'en ressent:
On te veut là-dessus dire un mot en passant.