Pensa. Lex. temps pour répondre
44*2 La fontainb
HORTENSE
Bon!
Harpajème y pourvut. Pressé par sa faiblesse, Il voulut consulter une devineresse ' Pour voir s'il serait seul maître de mes appas. Il m'y Ht. un malin, accompagner ses pas. iio
A peine sortions-nous que j'aperçois Timante. Harpajème, à sa vue, aussitôt s'épouvante, Nous observe de près, me tenant une main ; Dans l'autre était ma lettre. Inquiète, en chemin, Comment de la donner je pourrais faire en sorte, 115 Un homme qui fendait du bois devant sa porte A faire un joli tour me fit soudain penser. Dans les bûches, exprès, je fus m'embari'assër * Je tombe, et, par l'cfTet d'une malice extrême, J'entraîne avecque * moi rudement Harpajème. 120 Timante, à cette chute, accourt à mon secoiifs : Moi, qui mettais mon soin à l'observer toujours. Comme' il m'offrait sa main pour soutenir la mienne, Je coulai promptement mon billet dans la sienne; Puis je fus du jaloux relever le chapeau, 125
Qui* dans ce temps cherchait ses gants et son manteau, Minjuriant, pestant contre la destinée.
Mais, comme heureusement ma lettre était donnée, Il ne put me fâcher. Crotté, g-onfïé d'ennui, Il revint sur ses pas ; j'y revins avec lui, 130
Non sans rire en secret, songeant à cette chute, De mon invention et de sa culebute ^
HARPAJÈME A part. A Horlense.
Ouf !... Et qu'arriva-t-il de l'un et Tautre tour?
HORTENSE
'imante, instruit par moi, pressé par son amour, our me pouvoir parler usa d'un, stratagème. 135
fit secrètement avertir Harpajème,