LIVRE PREMIER. -'- FABLE XVII
Point de pain quelquefois, et jamais de repos. » -v, ^/J^^^ j Sa femme, ses enfants, les soldats *, les impôts, cr-^*^
Le créancier, et la corvée * '^.■sKjpJ^^'^r^
Lui font d'un malheureux la peinture achevée'. ' '
Il appelle la Mort. Elle vient sans tarder,
Lui demande ce qu'il faut faire.
(( C'est, dit-il, afin de m'aider A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère *. »
Le trépas vient tout guérir ; Mais ne bougeons d'où nous sommes :
Plutôt soufFrir que mourir, des
C'est la' devise des hommes^
FABr.E XVII. — L'homme entre deux âges et ses deux maîtresses .
Un homme de moyen âge, Et tirant sur le grison % Jugea qu'il était saison De songer au mariage.
Il avait du comptant % Et partant '^ De quoi choisir : toutes voulaient lui plaire ; En quoi notre amoureux ne se pressait pas tant :
Bien adresser^*' n'est pas une petite affaire. Deux veuves sur son cœur eurent le plus de part : L'une encor verte, et l'autre un peu bien mûre, Mais qui réparait par son art Ce qu'avait détruit la nature.
t. Les solfiais. Pas de casernes l'est aussi pour la morale. Elle
encore ; les soldats logeaient clans n'exprime plus seulement l'elTroi
des forteresses ou « chez l'iiabi- instinctif de l'homme vis-à-vis de
tant». la mort, mais le ressaisissement
2. La corvée. Travail gratuit dû énergique de lame, la volonté au souverain ou au seigneur. virile de vivre en faisant sa