LIVRE II. FABLE III
Ne faut-il que délibérer, ^, \^<k.> ^ p<^^^ "\^ La cour en conseillers foisonne ;^ y>^ ^*T^^V Esl-il besoin d'exécuter, L'on ne rencontre plus personne. .
Fable III. - Le loup^àlà^^ '^^ ^Wr^T^ contre le renard par-devant le singe*.
Un loup disait que l'on l'avait volé : Un renard, son voisin, d'assez mauvaise vie, Pour ce prétendu vol par lui fut appelé ".
Devant le singe il fut plaidé \ Non point par avocats, mais par chaque partie *.
Thémis ° n'avait point travaillé, De mémoire de singe, à fait plus embrouillé. Le magistrat suait en son lit de justice \
Après qu'on eut bien contesté.
Répliqué, crié, tempêté.
Le juge, instruit de leur malice.
Leur dit : « Je vous connais de longtemps, mes amis,
Et tous deux vous paierez l'amende, Car toi, loup, tu te pi- iiis, quoiqu'on ne t'ait rien pris; Et toi, renard, as pris ce que l'on te demande. » Le juge prétendait qu'à tort et à travers On ne saurait manquer, condamnant ' un pervers.
« Quelques personnes de bon sens ont cru que l'impossibilité et la contradiction qui est dans le jugement de ce singe était une chose à censurer; mais je ne m'en suis servi qu'après Phèdre; et c'est en cela que consiste le bon mot», selon mon avis. »