Partie. Lex. ne me parais pas avoir perdu ce
5. r/i'^'mis. Déesse de la justice. que tu réclames ; et toi, malprë G. Lit de ju-flice. Siège à dais, tes belles dénégations, tu as bien
orné richement, où le roi se pla- l'air de l'avoir dérobé. » C'est un
çait, lorsqu'il tenait une séance bon mot, sans doute : mais on
soleiiuelle du parlement. Par ex- n'aimerait pas avoir affaire à un
tension, la séance même. juge si spirituel.
Fabie IV. — Les deux taureaux et une grenouille ^
Deux taureaux combattaient à qui posséderait
Une génisse avec rem pire.
Une grenouilie en soupirait,
« Qu'avez-vous ? se mit à lui dire
Quelqu'un du peuple croassant '.
— Kt ne voyez-vous pas, dit-elle,
Que la fin de cette querelle Sera l'exil de l'un ; que l'autre, le chassant, Le fera renoncer aux campagnes fleuries ? Il ne régnera plus sur l'herbe des prairies, Viendra dans nos marais régner sur les roseaux, Et nous foulant' aux pieds jusques au fond des eaux, Tantôt l'une, et puis l'autre, il faudra qu'on pâlisse Du combat qu'a causé madame la g-énisse. »
Celte crainte était de bon sens.
L'un des taureaux en leur demeure
S'alla * cacher à leurs dépens :
Il en écrasait vingt par heure.
Hélas ! on voit que de tout temps Les petits ont pâli des sottises des grands.
y/FABLE V. — La chauve-soiirîs ' et les deux belettes .^:,r'^
jiy\(^ cUne chauve-souris donna tête baissée ^vf^^^^ans un nid de belclle ; et siUH qu'elle y fut, ^x/r^A j^ c;^ L'autre, envers les souris de longlemps courroucée,'^
-A^ £?^^*^ Pour la dévorer accourut. Ce Vi^^^i" Quoi ? vous osez, dit-elle, à mes yeux vous produire, ^ P^jfi- '"^pi'tis que votre race a tâché de me nuire !
yff^ 2. Nous diriong coassant. Pour lue. <-) nous, ce sont les corbfiuux qui 4. S'alla cacher. Griinunairc,