EARTH FELT TUE WOUND
(Milton's Par. lost, IX, 783.) Voilà pourquoi tous las êtres gémissent.
Les hommes n'ont jamais douté que l'innocence ne pût satisfaire pour le crime; et ils ont cru de plus qu'il y avait dans le sang une force expiatrice ; de manière que la vïe, qui est le sang, pouvait racheter une autre vie.
Examinez bien cette croyance , et vous verrez que si Dieu lui-même ne l'avait mise dans l'esprit de l'homme, jamais elle n'aurait pu commencer. Les grands mots de superstition et Aq préjugé n'expliquent rien ; car jamais il n'a pu exister d'erreur universelle et constante. Si une opinion fausse règne sur un peuple , vous ne la trouverez pas chez son voisin ; ou si quelquefois elle parait s'étendre, je ne dis pas sur tout le globe, mais sur un grand nombre de peuples, le temps l'efface en passant.
Mais la croyance dont je vous parle ne souffre aucune exception de temps ni de lieu. Nations antiques et modernes, nations civilisées ou barbares, époques de science ou de simplicité, vraies ou fausses religions, il n'y a pas une seule dissonnance dans l'univers.
Enfin l'idée du péché et celle du sacrifice pour le péché, s'étaient si bien amalgamées dans l'esprit des hommes àni l'antiquité que la langue sainte exprimait l'un et l'autre^ par le même mot. De là cet hébraïsme si connu, employé par saint Paul, que le Sauveur a été fait péché pour nousK
A cette théorie des sacrifices , se rattache encore Tinexplicable usage de la circoncision pratiquée chez tant de nations de l'antiquité; que les descendants d'Isaac et d'Ismaël perpétuent sous nos yeux avec une constance non moins inexplicable , et que les navigateurs de ces derniers siècles ont retrouvé dans l'archipel de la mer Pacifique (nommément à Taïti), au Mexique, à la Dominique, et dans l'Amérique septentrionale, jusqu'au 30° degré de