‹ Œuvres choisies (volume 3)Chapitre 27 sur 93 · TOUT EST CONSOMMÉ · texte numérisé non relu

TOUT EST CONSOMMÉ

Alors le voile du temple étant déchiré, le grand secret du sanctuaire fut connu, autant qu'il pouvait l'être dans cet ordre de choses dont nous faisons partie. Nous comprimes pourquoi l'homme avait toujours cru qu'une âme pouvait être sauvée par une autre, et pourquoi il avait toujours cherché sa régénération dans le sang.

Sans le christianisme, l'homme ne sait ce qu'il est, parce qu'il se trouve isolé dans l'univers et qu'il ne peut se comparer à rien; le premier service que lui rend la religion est de lui montrer ce qu'il vaut, en lui montrant ce qu'il a coûté.

regardez-moi; c'est dieu qui fait mourir un dieu-.

Oui ! regardons-le attentivement , amis qui m'écoutez ! et nous verrons tout dans ce sacrifice : énormité du crime qui a exigé une telle expiation ; inconcevable grandeur de

1. Voy. les Lettres américaines, traduites de l'italien de M. le comte Gian-Rinaldo Carli-Rubi.Var'is, 1788, 2 vol. in-8», Lettre IX.pag. 149, 152.

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