I, Cor. VJII
2. « Qu'ils soient un comme nous {Jean, XVII, 11), afin qu'ils soient un « tous ensemble, comme vous êtes en moi et moi en vous, qu'ils soient « de même un en vous. [Ibid., XXI.) Je leur ai donné la gloire que « vous m'avez donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un rt {Ibid.,\\\\.) »
3. « Je suis en eux et vous en moi, afin qu'ils soient consommés en un. rbid., XXII I.) »
4. « Tous les hommes doivent donc croître ensemble pour ne faire qu'un « seul corps par le Christ, qui en est la tête. Car nous ne sommes tous H que les membres de ce corps unique qui se forme et s'édifie par la cha- « rite, et ces membres reçoivent de leur chef l'esprit, la vie et l'accrois- 1 « sèment, par le moyen des jointures et des communications qui les unis- « sent, et suivant la mesure qui est jiropre à chacun d'eux. » (Eph. IV, 15, 16.)
Et cette grande unité est si fort le but de toute l'action divine par rapport à nous, « que celui qui accomplit tout en totis ne se trouvera hii-\ même accompli que lorsqu'elle sera accomplie. (Ibid. 1 , 23.)
Et alors, c'est-à-dire à la fin des choses. Dieu sera tout en tous, {h Cor., XV, 28.)
C'est ainsi que saint i'aul commentait son maître; et Origcne, commen-
Je ne fais point ici ce qu'on appelle un cercle en prouvant l'unité par l'origine du mal , et l'origine du mal par l'unité : point du tout ; le mal n'est que trop prouvé par lui-même; il est partout et surtout dans nous. Or, de toutes les suppositions qu'on peut imaginer pour en expliquer l'origine , aucune ne satisfait le bon sens , ennemi de l'ergotage , autant que cette croyance , qui le présente comme le résultat héréditaire d'une prévarication fondamentale, et qui a pour elle le torrent de toutes les traditions humaines.
La dégradation de l'homme peut donc être mise au nombre des preuves de l'unité humaine , et nous aider à comprendre comment par la loi d'analogie , qui régit toutes les choses divines, le salut de même est venu par un seul^
Vous disiez l'autre jour. Monsieur le comte, qu'il n'y avait pas de dogme chrétien qui ne fût appuyé sur quelque tradition universelle et aussi ancienne que l'homme , ou sur quelque sentiment inné qui nous appartient comme notre propre existence. Rien n'est plus vrai. N'avez-vous jamais réfléchi à l'importance que les hommes ont toujours attachée aux repas pris en commun? La table , dit un ancien proverbe grec , est l'entremetteuse de V amitié. Point
lant saint Paul à son tour, se demande ce que signifient ces paroles : Dieu sera tout en tous; et il repond : « Je crois qu'elles signifient que Dieu « sera aussi tout dans chacun, c'est-à-dire que chaque substance intelli- « gente, étant parfaitement purifiée, toutes ses pensées seront Dieu; elle « ne pourra voir et comprendre que Dieu; elle possédera Dieu, et Dieu « sera le principe et la mesure de tous les mouvements de cette intelli- « gence : ainsi Dieu sera tout en tous; car la distinction du mal et du bien « disparaîtra, puisque Dieu, en qui le mal ne peut résider, sera tout en « tous : ainsi la fin des choses nous ramènera au point dont nous étions « partis..., lorsque la mort et le mal seront détruits; alors Dieu sera véri- « tablement tout en tocs. » iOrigène. au livre des Principes, liv. III, ch. VI.)