AviTàp ô ëyvti) ijaiv évt çpnffî. {Ibid., I
5. "Ew; ô Taù8' wptiaive xarà çpéva y.al xaxà 6u(j.6v. {Ibid., 193.)
6. Téx>,a6i Sr) xpaôtï), xal xOvTspov â).>.o ttôt' ItXv]<;. (Odyss,, XX, 18.)
Platon a cité ce vers dans lé Phédon. (Opp. tome I, p. 215, D.) et il y voit une puissance qui parle à une autre. — 'Q; à),Vo oOcta â)).w irpcx- Y[j,aTt 5i'otX£You[jLévr). [Ibid. 261, B.)
7. Où SùvajAat ctoî, ©uixe, 7rapa(7-/£tv âffp.eva Tcâvxa, TÉTÀaOt. Twv ci xaXwv oÛTt rs\t jjlovvo; Èpa;.
(ïheogn. inter. ver. gnom ex edit. Brunckii, v. 72-73.)
Que veut-on dire y demande Platon, lorsqu'on dit quun homme s est vaincu lui-même, quil s est montré plus fort que lui-même , etc.? On affirme évidemment qu'il est, tout à la fois, plus fort et plus faible que lui-même ; car si c'est lui qui est le plus faible , c'est aussi lui qui est le plus fort ; puisqu'on affirme l'un et l'autre du même sujet. La volonté supposée ime ne saurait pas plus être en contradiction avec elle-même , qu'un corps ne peut être animé à la fois par deux mouvements actuels et opposés 1 ; car nul sujet ne peut réunir deux contraires simultanés-. Si l'homme était un, a dit excellemment Hippocrate , jamais il ne serait malade ^ ; et la raison en est simple : car, ajoute-t-il, on ne peut concevoir une cause de maladie dans ce qui est un ^.
Gicéron écrivant donc qu,e , lorsqu'on nous ordonne de nous commander à nous-mêmes, cela signifie que la raison doit commander à la joassion '^, ou il entendait que la passion est une personne , ou il ne s'entendait pas luimême.
Pascal avait en vue sans doute les idées de Platon lorsqu'il disait : Cette duplicité de l'homme est si visible qu'il y en a qui ont pensé que nous avons deux âmes , un su- Jet simple leur paraissant incapable de telles et si soudaines variétés ^.
1. Plat., de Rep. opp., tome V, p. 349. E. A. ; et p. 360, C.