‹ Œuvres choisies (volume 3)Chapitre 65 sur 93 · De Bello gallico, vi · texte numérisé non relu

De Bello gallico, vi

3. Prxceplum est ut pro capitibus capitibus suppUcarentur, idque aliquandiû observatum ut pro familiarium sospilate pueri mactarentur Manix dex, matri Larum. (Macrob., Sat. 1, 7.)

ECLAIRCISSEMENT SUR LES SACRIFICES. 2i2o

niers autour des tombeaux. Si les prisonniers manquaient, des gladiateurs venaient répandre leur sang-, et cette cruelle extravagance devint un métier, en sorte que ces gladiateurs eurent un nom [Bustiarii qu'on pourrait représenter par celui des Bûchériens , parce qu'ils étaient destinés à verser leur sang autour des bûchers. Enfin, si le sang de ces malheureux et celui des prisonniers manquait également, des femmes venaient, en dépit des XII tables', se déchirer les joues, afin de rendre aux bûchers au moins une image des sacrifices , et de satisfaire les dieux infernaux, comme disait Varron, en leur montrant du sang-.

Est-il nécessaire de citer les Tyriens, les Phéniciens, les Carthaginois , les Chananéens? Faut-il rappeler qu'Athènes, dans ses plus beaux jours, pratiquait ces sacrifices tous les ans? que Rome, dans les dangers pressants, immolait des Gaulois 3? Qui donc pourrait ignorer ces choses? Il ne serait pas moins inutile de rappeler l'usage d'immoler des ennemis, et même des officiers et des domestiques sur la tombe des rois et des grands capitaines.

Lorsque nous arrivâmes en Amérique, à la fin du XV* siècle, nous y trouvâmes cette même croyance, mais bien autrement féroce. Il fallait amener aux prêtres mexicains jusqu'à vingt mille victimes humaines par an ; et, pour se les procurer, il fallait déclarer la guerre à

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