Mulieres gênas ne radunto. XII Tab
2. Ut rogis illa imago restitueretur, vel, quemadmodum Varro loquitur, ut sanguine oslenso inferis satisfiat. {Joh. Ros., Rom. Antiquit. corp. absolutiss, cum noiis Th. Demsterià Murreck. Amst., Blaen, 1685; in- 4°, V. 39, p. 442.)
3. Car le Gaulois était pour le Romain I'hostis , et par conséquent I'hos- TiE. Avec les autres peuples, dit Cicéron, nous combattons pour la gloire, avec le Gaulois pour le salut. — Dès qu'il menace Rome, les lois et les coutumes que nous tenons de nos ancêtres veulent que l'enrôlement ne connaisse plus d'exceptions. — Et, effet, les esclaves mêmes marchaient. {Cic. pro M. Fonteio.)
SOIRÉES DE SAINT-PÉTEESBOURG. — T. II. o
quelque peuple : mais au besoin les Mexicains sacrifiaient leurs propres enfants. Le sacrificateur ouvrait la poitrine des victimes, et se hâtait d'en arracher le cœur tout vivant. Le grand prêtre en exprimait le sang qu'il faisait couler sur la bouche de l'idole, et tous les prêtres mangeaient la chair des victimes.
0 Pater oibis !
Unde nefas tanturn? .
Solïs nous a conservé un monument de l'horrible bonne foi de ces peuples , en nous transmettant le discours de Magiscatzin à Cortez , pendant le séjour de ce fameux Espagnol à Tlascala. Ils ne pouvaient pas, lui dit-il, se former ïidée d' un véritable sacrifice, à moins qu'un homme ne mourût pour le salut des autres^.
Au Pérou les pères sacrifiaient de même leurs propres enfants 2. Enfin cette fureur, et même celle de l'anthropophagie, ont fait le tour du globe et déshonoré les deux continents 3.
Aujourd'hui même , malgré l'influence de nos armes et de nos sciences, avons-nous pu déraciner de l'Inde ce funeste préjugé des sacrifices humains?
1. Ni sabiun que pudiese hacer sacrificio, sin que muriese alguno por la salud de los demas. (Ant. Solis, Conq. de la Nxieva Esp., lib. III, c. m.)
2. On trouvera un détail exact de ces atrocités dans les lettres américaines du comte Carli-Rubi, et dans les notes d'un traducteur fanatique qui a malheureusement souillé des recherches intéressantes par tous les excès de l'impiété moderne. (Voy. Lettres américaines , traduct. de l'italien de M. le comte Glan Binaldo Carli. Paris, 1788; 2 vol. in-S», lettre viii", p. IIC; et lettre xxvn% p. 407 et suiv.) En rélléchissant sur quelques notes très sages, je serais tenté de croire que la traduction originairement partie d'une main pure, a été gâtée dans une nouvelle édition par une main bien différente : c'est une manœuvre moderne et très connue.
3. L'éditeur français de Carli se demande pourquoi? et il répond doctement : Parce que l'homme du peuple est toujours dupe de l'opinion. (Tome I, lettre xiu'', p. 41C.) Belle et profonde solution !
Que dit la loi antique de ce pays , l'évangile de l'Indostan? Le sacrifice d'un homme réjouit la divinité pendant mille ans; et celui de trois hommes pendant trois mille ans * .
Je sais que , dans des temps plus ou moins postérieurs à la loi, l'humanité, parfois plus forte que le préjugé, a permis de substituer à la victime humaine la figure d'un homme formée en beurre ou en pâte ; mais les sacrifices réels ont duré pendant des siècles , et celui des femmes à la mort de leurs maris subsiste toujours.
Cet étrange sacrifice s'appelle le Piti^imedha-Yaga- : la prière que la femme récite avant de se jeter dans les flammes se nomme le Sancalpa. Avant de s'y précipiter, elle invoque les dieux, les éléments, son âme et 5a conscience^; elle s'écrie : et toi, ma conscience! sois témoin que je vais suivre mon époux , et, en embrassant le corps au milieu des flammes, elle crie satijal satyal satya! (Ce mot signifie vérité.)
C'est le fils ou le plus proche parent qui met le feu au bûcher^. Ces horreurs ont lieu dans un pays où c'est un crime horrible de tuer une vache ; où le superstitieux bramine n'ose pas tuer la vermine qui le dévore.
Le gouvernement du Bengale ayant voulu connaître
1. Voy. le Rudhiradhyaya, ou le chapitre sanglant, traduit du Calica-Puran, par M. Blaquière. {Asiat. Research. Sir Will. Jone's works, in-4°, tome II, p. 1058.)
2. cette coutume qui ordonne aux femmes de se donner la mort ou de se brûler sur le tombeau de leurs maris, n'est point particulière à l'Inde. On la retrouve chez des nations du Nord. (Hérod. liv. V, ch. i, g 11.) Voy. Brottier sur Tacite, de mor. Germ., c. xix, note 6. — Et en Amérique. (Carli, Lettres citées, tome I, lettre i.)
3. La consciencel — Qui sait ce que vaut cette persuasion au tribunal du juge infaillible qui est si doux pour les hommes, et qui verse sa miséricorde sur toutes ses créatures , comme sa pluie sur toutes les plantes?