‹ Œuvres choisies (volume 3)Chapitre 9 sur 93 · XXXVllI · texte numérisé non relu

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flammes chastes de l'amour divin, à ces élans sublimes d'un esprit ravi dans le ciel, comparez la chaleur putride de Sapho ou l'enthousiasme soldé de Pindare : le goût, pour se décider, n'a pas besoin de la vertu.

Voyez comment le prophète déchiffre l'incrédule d'un seul mot : il a refusé de croire, de peur de Lien agir * ; et comment en un seul mot encore il donne une leçon terrible aux croyants lorsqu'il leur dit : Vous qui faites profession d'aimer le Seigneur, haïssez donc le mal-.

Cet homme extraordinaire, enrichi de dons si précieux, s'était néanmoins rendu énormément coupable; mais l'expiation enrichit ses hymnes de nouvelles beautés : jamais le repentir ne parla un langage plus vrai, plus pathétique, plus pénétrant. Prêt à recevoir avec résignation tous les fléaux du Seigneur ^ , il veut lui-même publier ses iniquités'^. Son c?'ime est constamment devant ses yeux'^, et la douleur qui le ronge ne lui laisse aucun repos^. Au milieu de Jérusalem, au sein de cette pompeuse capitale, destinée à devenir bientôt la plus superbe ville de la superbe Asie ', sur ce trône où la main de Dieu l'avait conduit, il est seul commue le pélican du désert, comme V effraie cachée dans les ruines, comme le passereau solitaire qui gémit sur le faîte aérien des palais^. Il consume ses nuits dans les gémissements , et sa triste couche est ino7idée de ses larmes ^. Les flèches du Seigneur Vont percé 'O.

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