‹ Œuvres choisiesChapitre 50 sur 83 · Vis fl'gere a Deo? fuge ad Deum · texte numérisé non relu

Vis fl'gere a Deo? fuge ad Deum

S'il ne lui était pas permis d'espérer que la peine suffirait pour faire rentrer le coupable en lui-même, presque toujours elle punirait de mort; mais lorsqu'il est parvenu enfin, ou par la répétition, ou par l'université de ses crimes, à la persuader qu'il est incorrigible , l'amour se retire , et la justice prononce une peine éternelle ; car toute mort est éternelle : comment un homme mort pourrait-il cesser d'être mort? Oui, sans doute, l'une et l'autre justice ne punissent que pour corriger ; et toute peine , excepté la dernière, est un remède; mais la dernière est la mort. Toutes les traditions déposent en faveur de cette théorie , et la fable même proclame l'épouvantable vérité :

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