‹ Œuvres choisiesChapitre 52 sur 83 · Volvitur Ixion, et se sequihirque fugitque · texte numérisé non relu

Volvitur Ixion, et se sequihirque fugitque

Perpétuas patitur pœnas

[Ibid., 4G0, 4G0.)

sont autant d'hiéroglyphes parlant, sur lesquels il est impossible de se méprendre.

Nous pouvons donc contempler la justice divine dans la nôtre , comme dans un miroir, terne à la vérité , mais fidèle, qui ne saurait nous renvoyer d'autres images que celles qu'il a reçues : nous y verrons que le châtiment ne peut avoir d'autre fin que d'ôter le mal, de manière que plus le mal est grand et profondément enraciné , et plus l'opération est longue et douloureuse; mais si l'homme ■ se rend tout mal, comment l'arracher de lui-même? et quelle prise laisse-t-il à l'amour? Toute instruction vraie , mêlant donc la crainte aux idées consolantes , elle avertit l'être libre de ne pas s'avancer jusqu'au terme où il n'y a plus de terme.

Le sénateur. — Je voudrais pour mon compte dire encore beaucoup de« choses à M. le chevalier, car je n'ai pas perdu de vue un instant son exclamation : Et que dirons-nous de la guerre? Or, il me semble que ce fléau mérite d'être examiné à part. Mais je m'aperçois que les tremblements de terre nous ont menés trop loin. Il faut nous séparer. Demain, Messieurs, si vous le jugez à propos, je vous communiquerai quelques idées sur la la guerre; car c'est un sujet que j'ai beaucoup médité.

Le chevalier. — J'ai peu à me louer d'elle, je vous l'assure; je ne sais cependant comme il arrive que j'aime toujours la faire ou en parler : ainsi je vous entendrai avec le plus grand plaisir.

Le comte. — Pour moi, j'accepte l'engagement de notre ami; mais je ne vous promets pas de n'avoir plus rien à dire demain sur la prière.

Le sénateur — Je vous cède, dans ce cas, la parole pour demain ; mais je ne reprends pas la mienne. Adieu.

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