AîffOïixovTptvwvov. {Id., Analyt. prior., II
'2. El Se (j-ï) TÔ èv Ttô Mevwvt à.nQç>r,[La ayfAêYiaexai : ft yàp ouôsv |xa6i^cf£xai •0 à otSev. {Idem, Analyt. posl., lib. J.)
3. 2u)>XoYiff(J.ô; (J.èv yàp latat xal àvevxoÛTtov, àTtoSet^ii; ôè oùx iffxai. (Ibid.)
4. AXyi6wv xat TtvtLxwv xal àjxéffwv xat Yva)ptjJ.toT£pwv xal irpoTÉpwv xat aî- Ttwv Toù (jufjnrepao iJiaTOc. (Ibid.)
AU reasonings terminâtes in lirst principles : ail évidence ultimately intuitive. (Dr. Beattie's Essay oa the nature and immutability of Truth., 8, chap. 2.)
5. 'Aôi'vaxov yàp ta aTtetpa ôÏêaôeTv. {Ibid., Anal, post., lib. 111.;
■^>rincipe qui nous l'a rendu visible^; l'illuminant étant par nature plus lumineux que l'illuminé, il ne suffit donc (>as de croire à la science , il faut croire de plus au principe de la science- dont le caractère est d'être à la fois •et nécessaire et nécessairement cru : car la démonstration n'a rien de commun avec la parole extérieure et sensible qui nie ce qu'elle veut; elle tient à cette parole plus profonde qui est prononcée dans l'intérieur de l'homme 3 et qui n'a pas le pouvoir de contredire la vérité*. Toutes les sciences communiquent ensemble par ces principes communs; et prenez bien garde, je vous prie, que, par ce mot commun, j'entends exprimer non ce que ces différentes sciences démontrent, mais ce dont elles se servent pour démontrer^; cesi-à-dire l'wiiversel, qui est la racine de toute démonstration, qui préexiste à toute impression ou opération sensible, et qui est si peu le résultat de l'expérience que, sans lui, l'expérience sera toujours solitaire, et pourra se répéter à l'infini, en laissant toujours un abime entre elle et l'universel. Ce jeune . liieu qui joue avec vous dans ce moment, a joué de même
t. 'Ava*y>cri \j.-f\ (idvov ■jrpoYiVtaj/.ii.v xa TTOwTa. .. 'A),),a xal tJia)v).ov àst aèv ràp St ô ynàp/et éxîîvo [;.à>.).ov y/rapyei oTov SI ov (piXûjxev éxeîvo fjiàXXov çtXov. Ibid.) — O langue désespérante !
2. Où (io'/ov i7r(i7Tr,(/.Yiv àXXà xai àp-jrt)v £itKyro(/.ïii; £tvai xcva 9a(X£v. {Ibid., Analyt. post., lib. 111.)
3. Cette parole, conçue dans Dieu même et par laquelle Dieu se parle > lui-même est le Verbe incréé. (Bourdaloue, Serm. sur la parole de Dieu. Exorde.)
Sans doute, et la raison seule pourrait s'élever jusque-là; mais, par une conséquence nécessaire : Celle parole, conçue dans l'homme même, et par laquelle l'hommese parle à lui-même, esde verbe créé à laressemblance de son modèle. Car la pensée (ou le verbe humain) n'est que la parole de l'esprit qui se parle à lui-même. (Platon, sup. pag. 98.)
'i. "O àva^y./i (iaxt.) 6t' aOxô y.ai Soxetv àvotYXYi, où yàp Ttpoç tov ê^co Xôyov -r^ àu65ei?tçà)v>â îipô; t6v èvtï) 'i^Myr^... àElyàp êdxtv èvfjxïjvai Trpô; xdv è^w Àôyov, à),).à Ttpôç TOV Êaw Xoyov, ôux àz\. {Ibid., lib. l, cap. viii.)
5. 'ETt'.xoivovoOcrt Se nàcac si âmaxYifAat à)./,viXai: xaxà xà xotvà • xoivà Se )£YW oT; 'i^&yta.t. w: ix To-Jxwv à;;oÔ£txvûvx£; àXX' ouS'... 6 ûsixvûodoi. {Ibid., /Vnalyt. post., lib. 1, cap. viii.J
hier et avant-hier. Il a donc joué, il a joué et il a joué^ mais point du tout, quant à lui, trois fois, comme vous; car si vous supprimez l'idée-principe, et par conséquent préexistante, du nombre, à laquelle l'expérience puisse se rapporter, un et un ne sont jamais que ceci et cela, mais jamais deux.
Vous voyez, Messieurs, que Locke est pitoyable avec son expérience, puisque la vérité n'est quune équation entre la pensée de V homme et l'objet connu^, de manière que si le premier membre n'est pas naturel, préexistant et immuable, l'autre flotte nécessairement; et il n'y a plus de vérité.
Toute idée étant donc innée par rapport à l'universel dont elle tient sa forme, elle est de plus totalement étrangère aux sens par l'acte intellectuel qui affirme ; car h pensée ou la parole (c'est la même chose) n'appartenant qu'à l'esprit ou, pour mieux dire, étant l'esprit-, nulle distinction ne doit être faite à cet égard entre les différents ordres d'idées. Dès que l'homme dit : Cela est^, il parle nécessairement en vertu d'une connaissance intérieure et antérieure^, car les sens n'ont rien de commun avec la vérité, que l'entendement seul peut atteindre ; et comme ce qui n'appartient points aux sens est étrangère la matière, il s'ensuit qu'il y a dans l'homme un principe immatériel en qui réside la science ^ ; et les sens ne pouvant recevoir et transmettre à l'esprit que des im-