‹ Œuvres choisies;Chapitre 102 sur 194 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

LÉGENDES ET VIEUX REFRAINS

Le titre de cette série est emprunté, en partie, des Chansons lointaines^ où figure déjà un Livre des vieux refrains. L'auteur s'expliquait, à ce sujet, dans la Préface, de la manière suivante :

« Le quatrième livre contient des essais d'un genre à part et nouveau, mais basé sur d'anciennes formes de poésie populaire, qui se sont longtemps conservées dans la Suisse française, comme chez ses voisins de même langue et de même race. Ces formes ont un fond d'inspiration et des effets qui leur sont propres : elles offrent surtout l'avantage, éminemment poétique à notre avis, de parler à l'âme sans lui tout dire, de susciter des pensées et des tableaux que l'imagination, volontiers rêveuse de sa nature, peut achever ou poursuivre à son gré.

» L'auteur n'ignore point que c'est là, en fait d'art, une manière de sentir et de juger peu française. L'esprit français, par habitude ou par goût, aime mieux en général les clairs que les ombres, le devant que le fond de la scène, les premier plans que ces lointains où l'on ne voit, comme on n'y est vu, qu'à demi ; cette manière de sentir ne saurait pourtant lui être absolument étrangère, puisque après tout, elle est humaine^ et qu'on la retrouve, avec les formes poétiques qu'elle affectionne, aussi bien dans les chants populaires de la France, que dans ceux de toutes les autres nations. Au surplus, ces formes naïves et le genre de composition qu'elles supposent, l'auteur ne se flatte absolument point d'avoir toujours réussi à les renouveler, comme il l'aurait voulu et comme elles le mériteraient. »

Enfin, dans la préface des Chansons lointaines^ Olivier met en garde le lecteur contre la tentation de lire des couplets qui demandent à être chantés, de l'âme au moins. Cette observation s'applique particulièrement à « certains morceaux, dans lesquels l'auteur a essayé de dégager d'un thème ou d'un refrain populaire, l'idée naïvement poétique qui lui paraissait y être contenue en germe et se prêter à ces sortes de variations ou de développements. »

(Les éditeurs.)

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