LA CHANSON DU PAUVRE YZOLIER
Aucune fleur pour toi ne peut renaître, Aucune aurore au souffle printanier.
Le vent du soir de ta barque est le maître, Il faut partir, pauvre Yzolier.
Ne cherche plus à reprendre encor terre, Le bord s'écroule à chacun de tes pas. Tu veux en vain t'y rasseoir solitaire ; A peine en haut, tu retombes en bas.
Sur cette rive, haute, triste et sauvage. Qu'y peux-tu faire et sur quoi te fier? Mieux vaut déjà se résoudre au voyage.
Mieux vaut partir, pauvre YzoHer.
Paris, février 1866,-