‹ Œuvres choisies;Chapitre 121 sur 194 · LE TROUBADOUR DU COMTE PIERRE · texte numérisé non relu

LE TROUBADOUR DU COMTE PIERRE

Sur Veau, Sur le bord de V eau^ Un antique rondeau, Sur Veau.

Le vaillant comte Pierre Possédait maint vallon, Et, pour son nid de pierre, Le manoir de Chillon :

Nid planté dans les ondes, Dont les lames profondes Bercent le vieux château

Sur l'eau.

Sur le bord de l'eau.

Bercent le vieux château,

Sur l'eau.

Autour de la muraille Chante le flot d'azur.

Le souterrain tressaille A ce chant libre et pur.

Enchaîné sous la voûte.

Le prisonnier écoute A travers le barreau, Sur l'eau.

Sur le bord de l'eau, A travers le barreau, Sur l'eau.

312 LÉGENDES ET VIEUX REFRAINS

De Petit Charlemagne Ce comte eut le surnom, Et, toujours en campagne, Le méritait, dit-on.

Ou bien sur la tourelle, Il faisait sentinelle.

Regardant, du créneau,

Sur l'eau.

Sur le bord de l'eau, Regardant du créneau,

Sur l'eau.

Sous son épaisse armure, Mieux que tout autre jeu, Du lac le frais murmure Le déridait un peu.

Sa barque armoriée.

L'aile au vent déployée.

Volait comme un oiseau

Sur l'eau, Sur le bord de l'eau, Volait comme un oiseau

Sur l'eau.

Quand il fut vieux et triste, Et qu'il ne pouvait plus De l'ours suivre la piste Sur les monts chevelus ;

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