‹ Œuvres choisies;Chapitre 122 sur 194 · LE TROUBADOUR DU COMTE PIERRE · texte numérisé non relu

LE TROUBADOUR DU COMTE PIERRE

Sur l'onde une ballade Calmait son cœur malade, Au temps du renouveau,

Sur l'eau.

Sur le bord de l'eau, Au temps de renouveau.

Sur l'eau.

Car, bien que sa rapière N'eût aucun nœud d'amour.

Le vaillant comte Pierre Avait un troubadour, Férald, dont le vieux comte, C'est tout ce qui s'en conte.

Trouvait le chant plus beau.

Sur l'eau.

Sur le bord de l'eau.

Trouvait le chant plus beau.

Sur l'eau.

Chantait-il les vaillances Des héros d'autrefois.

Et les grands coups de lances.

Et les brillants tournois ?

Ou bien la jouvencelle Assise en la nacelle, Auprès du jouvenceau.

314 LÉGENDES ET VIEUX REFRAINS

Sur Peau, Sur le bord de l'eau, Auprès du jouvenceau, Sur l'eau.

Ou bien l'Alpe fleurie Aux sommets de Jaman, Clarens et Meillerie, Et notre bleu Léman?...

Hélas ! le flot de l'âge N'a laissé sur la plage Pas même son tombeau.

Sur l'eau, Sur le bord de l'eau.

Pas même son tombeau.

Sur l'eau.

Et nous, fils de ces rives, Comme ce troubadour, Sur les ondes plaintives.

Allons à notre tour ; Sans laisser plus de trace.

Allons au vent qui passe Chanter un air nouveau !

Sur l'eau.

Sur le bord de l'eau.

Chanter un air nouveau,

Sur l'eau!

LES MARIONNETTES

LES MAKIONNETÏKS

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