‹ Œuvres choisies;Chapitre 139 sur 194 · LE PROMENEUR · texte numérisé non relu

LE PROMENEUR

Là-bas, au détour de la rue, Où si nombreux sont les passants, A sa fenêtre est apparue.

J'en ai l'âme encor tout émue, Jeune fille simple, ingénue, Jeune fillette de quinze ans.

Douce et rosée est sa figure ; Noirs, ses grands yeux; noire, sa chevelure.

Voilà! voilà!

Pourquoi je passe et repasse par là.

C'était l'heure fraîche et tranquille Où se lève le vent du soir.

Et promeneurs gagnant la ville.

Jeune garçon au pas agile, Grave mari, vieillard débile.

Tous se détournaient pour la voir.

Et moi, quand je passai près d'elle.

Je regardai longtemps, longtemps la belle.

Voilà ! voilà !

Pourquoi je passe et repasse par là.

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