LAURE C
Oui, vous avez toutes les grâces, Esprit, jeunesse, entrain, beauté; Seule une manque, et fuit vos traces, , Celle du cœur, c'est la bonté.
Avec les autres, plus légères.
On est méchante en s'amusant.
Allons, allons ! jeunes commères, Donnez-vous-en !
Donnez-vous-en, mesdemoiselles.
On vous le passe, on en sourit.
Faites jaillir les étincelles.
Les traits si fins de votre esprit :
Propos légers, sottes chimères.
Maint conte bleu, bien reluisant.
Allons, allons ! jeunes commères.
Donnez-vous-en !
LAUKE C.
(Inédit.)
La taille élancée et menue D'un jeune bouleau qui, du sol S'élevant déjà vers la nue.
Va croître encor, prendre son vol.
Une tête riante et fine.
Des yeux noirs, confiants et doux^
JEUNES FILLES
Un sourire qui se dessine Sans nulle malice en dessous ;
La jeune fille à son aurore, Au premier éveil du matin, La femme qui n'en est encore Qu'à son premier rêve incertain ;
Age charmant, âge adorable :
L'âme ignorante du péril.
Ne croyant qu'au vent favorable, Comme la jeune fleur d'avril.
Telle au matin qui vient d'éclore Autour du lac que nous aimons, Telle est cette charmante Laure :
Une gazelle sur les monts.
Lausanne, juin 1869.
U NX; LAKME
(Inédit.)
« D'une larme tout un poëme : »
Vous dites qu'on en peut tirer.
S'il ne s'agit que de pleurer.
Chacun n'a que trop en soi-même.
Une larme, tout un poëme.