‹ Œuvres choisies;Chapitre 153 sur 194 · DERNIER PORTRAIT · texte numérisé non relu

DERNIER PORTRAIT

O charme heureux, ô fleur de vie, Orgueil du jardin paternel, On la regarde avec envie Comme on regarde un coin du ciel.

Crissier-Lausanne, juin 1869.

BEKNIEK PORTKAIT

(Inédit.)

Sous un front blanc d'un dessin pur, Elle a des yeux d'un bleu céleste, Riant éclair, limpide azur.

Jamais voilé, toujours modeste.

Jamais ses lèvres n'ont lancé Le trait qui rit de sa morsure ; Jamais son cœur ne fut blessé, Au point de rendre la blessure.

Avec la grâce et la beauté, Elle a le don, plus rare encore.

Le don charmant de la bonté, Que chacun voit, et qui s'ignore.

Lorsque ses cheveux, le matin, Laissant encor flotter leurs ondes.

392 JEUNES FILLES

Ses yeux cherchant le ciel lointain, Et sa main dans les boucles blondes,

Elle suit, le cœur un peu las, Son innocente rêverie.

On dirait un ange ici-bas Qui regarde en haut sa patrie.

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