‹ Œuvres choisies;Chapitre 45 sur 194 · LA FILLE ET SES PARENTS · texte numérisé non relu

LA FILLE ET SES PARENTS

ï)e mon front morose, Songeant à l'écart, Qu'ainsi ton regard.

Comme un rayon rose, Chasse le brouillard !

LA riLLE ET SES PAKENTS

La fille dit au père :

Mon père, je m'en vas.

Elle dit à la mère...

Ce qu'on n'entendit pas.

Adieu, père ! adieu, mère !

Adieu, ma fille, adieu !

Et, dans leur joie amère, Ne se parlant que peu.

Ils rentrent près du feu.

Feu triste et solitaire.

Qui n'a plus sa gaîté.

Dans la cendre il enterre Son chant et sa clarté.

Même, s'il étincelle.

Rallumé pour le soir.

Le foyer, loin de celle Qui venait là s'asseoir, N'en paraît que plus noir.

— Comme le jour est sombre !

Fait le père en marchant.

La mère dit : — C'est l'ombre D'un nuage au couchant.

— Femme, c'est "bon à dire !

En vain le temps est doux :

Celle dont le sourire

Ne brillait que pour nous, Sourit à son époux.

LA BAÏGNOÏKX

(Souvenirs d'écoliers.)

A Nyon, la riante ville Qui se dresse sur son coteau, Avec ses murs, son vieux château.

Le lac est bleu, d'un bleu tranquille, A Nyon, la riante ville.

Sitôt que l'école finit.

Nous courons là, sur le rivage.

Petits canards, troupe sauvage, Nous retournons à notre nid.

Sitôt que l'école finit.

A notre nid, un pli dans l'onde.

Qui nous y berce, et va changeant Ce pli d'azur en pli d'argent.

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