‹ Œuvres choisies;Chapitre 48 sur 194 · A MON FRÈRE URBAIN · texte numérisé non relu

A MON FRÈRE URBAIN

Etaient toujours d'un bleu tranquille, A Nyon, la riante ville.

A MON rRÈKE URBAIN

PENDANT qu'il PÉCHAIT

M. Urbain Olivier a raconté, dans le morceau intitulé les Deux Pêcheurs^ la partie de pêche qui a donné lieu aux deux morceaux suivants, publiés par lui pour la première fois dans Vne voix des champs, pag. 386. (Les éditeurs.)

La rivière fait des cascades, Se replie en des coins tournants.

Donne à ses bords des embrassades Et fuit en des bonds surprenants,

Ou bien s'endort en des piscines, En des cavernes de fraîcheur.

Où, s'abritant sous les racines, La truite se rit du pêcheur.

Mon frère, avec sa ligne anglaise, Sonde ces fonds mystérieux, Puis, l'air contrit et mal à l'aise, Passe à d'autres, sans trouver mieux.

Vers lui, de l'eau rien qui ressorte, A son fil qui pende accroché, D'oïl je conclus qu'il ne rapporte De poisson frais que du marché.

LA FAMILLE

Mon frère, pardonne à mon rire !

Tu rapportes bien, je le crois, De quoi mettre en la poêle à frire Un jour sur cinq, disons sur trois.

Pendant que moi, voyant ta gaule, Pendue en vain sur les flots verts, J'ai, m'appuyant contre un vieux saule, Pêche du moins ces méchants vers.

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