AU DELA
Recherche implacable, insensée, Et du même coup commencée Quand l'univers se déroula
Au delà.
Au delà.
Pôle invisible de notre être,
Au delà,
Au delà, Quant te verrons-nous apparaître Sur cet océan du Peut-être, Dont toujours le bord recula
Au delà.
Au delà.
O toi ! qui partout nous appelles
Au delà,
Au delà.
Pour ces demeures éternelles Quand aurons-nous enfin des ailes.
Que nous puissions nous poser là.
Au delà,
Au delà!
TRISTESSES ET RÊVERIES
GAÏTÈ (A M"« Emma ** .)
On prétend que je suis triste, Emma, vous m'en accusez.
Eh bien, rien ne vous résiste, Les nuages sont passés.
A votre voix ils s'envolent, Dans les airs ils dégringolent Comme en un beau jour de mai.
Soyons gai !
Cette pure et douce brise Nous rend le cœur plus léger.
Et notre âme se sent prise Du désir de voyager.
Qu'importe à cette hirondelle Qui s'enlève d'un coup d'aile.
Telle autre au vol fatigué !
Soyons gai !
Nous prenons par la montagne.
Et nous allons nous percher.
Vieux rêveur, jeune compagne.
Sur notre banc de rocher.
Avant nous, sur cette pierre.
Combien d'autres en arrière Ont cru leur songe aussi vrai !
Soyons gai !